RH : comment mettre à l’aise les jeunes candidats en entretien ?
Mise en ligne le mercredi 08, avril 2026
Mise à jour le mercredi 08 avril 2026
Passer un entretien d’embauche est un exercice toujours difficile et stressant. Même les candidats les plus expérimentés ont toujours une certaine appréhension, alors imaginez pour de jeunes candidats. Ils ne connaissent pas vraiment les attentes des recruteurs, ils craignent de mal faire ou de ne pas être à la hauteur, ils ne savent pas comment se valoriser, leurs réponses sont souvent hésitantes ou peu structurées…
Heureusement, il est possible d’éviter que l’entretien d’embauche vire à la catastrophe, à condition que les RH leur donnent un petit coup de pouce…
Expliquer au téléphone le déroulement de l’entretien
Avant de recevoir physiquement les candidats, les recruteurs peuvent les appeler pour leur confirmer le rendez-vous – c’est toujours rassurant – et surtout leur expliquer le déroulé de l’entretien : durée, interlocuteurs présents, type de questions, etc. Cela permet de se préparer et donc de réduire l’incertitude, première source de stress.
Ce premier contact est aussi l’occasion de donner le ton : un échange clair, transparent et accessible rassure immédiatement. Le candidat sait à quoi s’attendre et il peut se projeter plus facilement dans son futur poste.
Le jour J, il est important de soigner l’accueil
Une poignée de main franche, proposer un café, faire patienter les candidats dans une salle de pause agréable… Autant de petites attentions qui font la différence auprès des candidats – et pas que des jeunes ! Mais pour ces derniers, si l’accueil est trop froid, leur niveau de stress va monter en flèche et l’entretien risque de mal se passer. À l’inverse, un cadre chaleureux permet de détendre rapidement l’atmosphère.
Attention : l’objectif n’est pas de “tester” le candidat dès la première seconde, mais bien de créer un environnement dans lequel il se sent suffisamment à l’aise pour s’exprimer.
Trois attitudes pour instaurer un climat bienveillant et libérer la parole
Pour mettre à l’aise un jeune candidat, les recruteurs doivent faire attention à leur posture, quitte à surjouer les codes du non-verbal pour libérer la parole. Vous allez comprendre.
1. Dédramatiser l’entretien
Après un accueil aux petits oignons, il est bon de rappeler une dernière fois les modalités de l’entretien et de souligner que c’est un échange et aucunement un examen. Il n’y a donc pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Vous êtes là pour parler et comprendre le parcours du candidat et, s’il le souhaite, les blagues sont même autorisées. N’en faites cependant pas un critère de sélection : les candidats sont rarement drôles lors d’un entretien d’embauche.
2. Adopter une écoute active
Pour donner confiance au candidat, votre posture est très importante. Regardez-le dans les yeux mais sans le fixer évidemment, n’hésitez pas à reformuler ce qu’il a dit et a acquiescé lorsqu’il argumente.
3. Poser des questions accessibles
Un entretien d’embauche ne doit pas être un exercice humiliant. Aussi, il est inutile d’utiliser un jargon complexe pour pièger le candidat. Au contraire, il faut poser des questions simples, concrètes et ouvertes afin d’obtenir des réponses plus authentiques et souvent plus révélatrices.
Évaluer le candidat junior sur son potentiel plutôt que sur son expérience
Par définition, un candidat junior a peu d’expérience. Il faut donc l’évaluer sur sa curiosité, sa motivation ou encore ses soft skills. En le questionnant sur ses projets personnels et ses engagements, vous en apprendrez suffisamment sur sa personnalité et sa capacité à s’investir dans l’entreprise.
Pour aller plus loin
Pourquoi valoriser les soft skills dans vos entretiens d’embauche ?
En cas de refus, offrir un feedback constructif
Vous le savez déjà probablement : ghoster un candidat est une des plus mauvaises pratiques RH qui soit. Ne pas lui faire un retour constructif après un entretien arrive juste après ! C’est encore pire quand c’est un jeune candidat. Déjà peu confiant, vous l’empêchez en plus de progresser. Et vous prenez le risque qu’il laisse un avis négatif sur votre entreprise…
Alors, forcez-vous : quand vous l’appelez soulignez ses points forts et expliquez-lui clairement ses axes d’amélioration. Bien traité, ce candidat gardera une image positive de l’entreprise et, qui sait, plus tard, il postulera peut-être à un poste à responsabilité….
Pour aller plus loin
Le feedback sandwich : pourquoi vous devriez l’abandonner (et quoi faire à la place)